Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 16:48

Par Père Roland
     Vous pouvez visionner la retransmission des obsèques de notre métropolite abba Marcos, présidées par SS abba Shenouda III  et les evêques du Saint-Synode le vendredi 24 mai en la cathédrale Saint-Marc du Caire en cliquant ici.
      Pendant les nombreuses coupures de cette diffusion, inutile de tenter la moindre manoeuvre pour redémarer la vidéo, elle se fera d'elle-même
     Priez tout simplement pour le repos de l'âme de notre métropolite bien-aimé.

Ce document provient du site de la paroisse Saint-Athanase de Sarcelles

Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 14:34

Par Père Roland

En somme, il n’est pas possible pour un Copte de donner ses organes à un musulman et vice versa. Ces pratiques sont désormais limitées aux membres d’une même famille jusqu’au quatrième degré.

Le président du Syndicat des médecins égyptiens, Hamdy El Sayed, soutient mordicus qu'« il ne s’agit pas de promouvoir les différences entre les religions, mais de limiter le commerce d’organes » qui sévit depuis des années dans le pays.

Discrimination

Les Coptes et autres défenseurs des droits de l’homme n’y croient pas. « C’est une loi raciste qui encourage la discrimination et qui opère une distinction entre les donateurs chrétiens et musulmans, réduisant les chances pour les patients d’obtenir leur transplantation d’organe », a déclaré Naguib Gabriel, directeur de l’Union égyptienne des droits de l’homme au Daily News Egypt.

Pour un grand nombre d’Egyptiens outrés par cette loi, la décision s’explique par le fait que le conseil d’administration du Syndicat des médecins compte de nombreux membres du parti des Frères musulmans. L’idée étant que les Frères musulmans ne voudraient pas souiller des croyants avec des organes venant des Coptes. « Le projet de loi contribuera à élargir l’écart entre les musulmans et les chrétiens, puis nous aurons des hôpitaux séparés pour chrétiens et musulmans », s’inquiète Naguib Gabriel.

Alors que pour El Sayed, la pauvreté conduit de nombreuses personnes à vendre leurs organes aux plus riches. Le fait de restreindre les dons entre membres d’une même famille réduira ainsi le trafic. « Il est peu probable que les membres d’une même famille vendent leurs organes entre eux », a-t-il déclaré. Affaire à suivre.

Edition France Soir du lundi 25 août 2008 n°19884 page 16

Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 14:36

Par J.F Colosimo

Une existence placée
sous le signe du repentir


Martyr ou prophète à l'appel de la vérité, Soljenitsyne avait placé son existence au service de la littérature.

     Ce jour, Aleksandr Issaïevitch entre pleinement dans la lumière du royaume.
L'empire des ombres, il y avait goûté, en avait traversé le néant, lui avait dit adieu et en était revenu, vivant, il y a déjà bien longtemps, au mitan du plus inhumain des siècles.
   Un peu plus tôt, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, l'Allemagne philosophique devant qui avait abdiqué l'esprit de l'Europe avaient proclamé la mort de Dieu. Les campagnes russes, bientôt celles de Chine, de Pologne, de Cuba, d'Angola, du Cambodge, entérinaient la mort de l'homme.
   Avec son catéchisme manichéen, ses temples manufacturiers, ses rites bellicistes et ses pontifes haineux, une gnose barbare prétendait au rang de religion universelle. Les charniers, qu'elle dressait par milliers pour des millions de victimes, lui tenaient lieu d'ex-voto. Et les intellectuels, au service du parti du progrès, de chiens de garde. Silence, on tue.
   Ce fut alors que, parmi des râles étouffés, des noms effacés, des cadavres amoncelés, se leva une voix. Des décombres de l'Histoire monta un chant. Une nouvelle Odyssée. La sienne. La leur. La nôtre.
  

   Parce que payée du prix eucharistique du sang.
 
   "J'avais affronté leur idéologie, mais en marchant contre eux, c'était ma propre tête que je portais sous mon bras" (Le Chêne et le Veau). Les icônes de Rostov, de Moscou, de Riazan, ayant échappé à la destruction communiste, montrent ainsi Jean, le baptiste et précurseur, après sa décollation, métamorphosé en ange du Jugement, précédant la descente du Christ aux Enfers, lui ouvrant la voie, annonçant la proche résurrection du Verbe.
  

   Puissance de l'impuissance de Soljenitsyne, écrivain, parce que martyr ou encore prophète, se sachant soumis à une parole plus grande que la sienne, ayant éprouvé jusque dans sa chair que le désir d'immortalité que parodie la littérature s'accomplit dans l'humilité.

«En taisant le vice, nous le semons»

    De ce tournant, à la fois retournement, conversion, ravissement au milieu du chemin de sa vie, devait découler, rare et secrète, la coïncidence en lui de la destinée et de l'œuvre. C'est qu'à rebours de toutes les repentances du monde, l'appel de la vérité avait placé son existence sous le signe radical du repentir.

   «En taisant le vice, en l'enfonçant dans notre corps, nous le semons» (L'Archipel du Goulag). Le mal ne tient que dans la clandestinité. Il n'est de damnation que celle, volontaire, du mensonge consenti. Et la leçon ne devait pas valoir que pour l'indicible horreur de l'Est. Elle allait s'appliquer au stupide bonheur de l'Ouest, à la bête idolâtrie de l'Occident confondant les biens et le Bien, l'argent et l'ordre, la jouissance et l'honneur.
  

   Impardonnable. Tout comme était impardonnable sa volonté de vivre russe, de penser russe, de parler et d'écrire russe. Aussi, dès qu'il apparut, pour la première fois, comme en chair et en os, incarné, trop incarné, sur l'écran d'«Apostrophes», en 1975, réveilla-t-il la sarabande des énergumènes, adeptes du compromis et maîtres en manipulations… Menteur, réactionnaire, nationaliste, slavophile, tsariste, grand-russe et, au besoin… fasciste, antisémite… Ce fut pourtant Raymond Aron qui, dans ces mêmes colonnes, pressentant la nature biblique du mystère, retrouva l'évidence théologale en osant parler d'un visage illuminé par «un message de charité, de foi et d'espérance».
   Combien furent-ils alors, et depuis, à comprendre l'unique vocation de Soljenitsyne ? L'élection qui l'avait saisi, dont il s'était saisi ? Ils se comptent sur les doigts d'une main en France Claude Durand bien sûr, Nikita Struve, Georges Nivat, Olivier Clément… Ce sont eux qui ont escorté l'œuvre, trop méconnue encore, alors que nos enfants, et les enfants de nos enfants, apprendront à lire le XXe siècle dans La Roue rouge.
  

   Mais ce jour, comme pour Dostoïevski, il y a cent ans et plus, c'est ce peuple de Russie, absurde, saint et insensé, plein de péchés, à la démesure de ses piétés, qui fait honte au monde entier et que le monde entier envie, ce sont les pauvres, les humbles, les infirmes, les idiots, les ivrognes, venus des quatre coins de la terre russe, qui accourent en psalmodiant «Mémoire éternelle» pour embrasser et bénir la dépouille mortelle de celui-là seul qui sut les consoler en acceptant, pour lui-même, ici-bas, le lot de l'inconsolation. Et, avec eux, marchant à leurs côtés, invisibles mais présents, tous les morts sans sépulture du goulag, jetés dans la fosse, abandonnés à l'abîme, et ce jour, définitivement sauvés de l'oubli, entrant enfin, à la suite d'Aleksandr Issaïevitch, en sa compagnie, dans la paix du Père céleste.

Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 17:06

Par Père Roland
     Ce Dimanche 22 juin, nous avons célébré sous la présidence de notre évêque Abba Athanasios la Divine Liturgie à la mémoire du 40° jour de la naissance au ciel de notre métropolite Abba Marcos.
     Que soient remerciés le R.P. Guirguis Lucas , les prêtres égyptiens cocélébrants et toute la communauté paroissiale de nous avoir reçus en l'église de la Mère de Dieu et de Saint -Marc à Chatenay-Malabry.
     Merci pour leur accueil si chaleureux et si festif; merci au clérgé d'origine égytienne d'avoir prononcé ces mots qui nous vont droit au coeur,  affirmant après toutes ces paroles de gratitude envers notre métropolite bien aimé que nous tous coptes orthodoxes en France ou de France formions une seule et unique église.
     Vous pouvez voir quelque photos de cette célébration dans l' album photos
Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 14:37

Par Père Roland

      Le 31 mai, le monastère copte d’Abu Fana (photographies), à Mallawi, dans la province de Minieh en Moyenne Egypte, a été attaqué durant plusieurs heures par un groupe d’une bonne soixantaine d’agresseurs. Durant ces dernières années le monastère, fondé au 4e siècle, a été attaqué à plusieurs reprises par des islamistes. Lors de cette dernière attaque, 4 moines ont été blessés par balles, trois autres ont été enlevés, torturés, battus, menacés de mort en cas de non conversion à l’islam, puis relâchés, blessés, quelques heures plus tard. Le frère d’un moine est toujours porté disparu. On a relevé également d’importants dégâts matériels. Cette vidéo montre le transport et l’arrivée de moines blessés à l’hôpital.

source: orthodoxie.com
Voir également,     ainsi que
Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 11:55

Par Père Roland
D'après le journal "La Croix", Sa Sainteté  Abba Shenouda III Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc vient d'être hospitalisé. Lire la suite.

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